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Victoire de MARCATO Marco en 4h47'33"
Les résultats en ligne du Tour de Vendée 2011 avec une moyenne de 42,775
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Départ retardé !!
Attention, le départ est retardé à 12h30 au lieu de 11h55 pour retransmission TV !
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THOMAS VOECKLER, au départ pour la gagne
Lorsque Thomas Voeckler prend le départ d’une course ce n’est jamais pour faire de la
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La course en direct
France 3 et Eurosport se mobilisent et bouleversent ses programmes pour vous proposer en direct la [...]
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Présentation Officielle de l'Epreuve


La présentation officielle de la 40 ème édition du Tour de Véndée
a eu lieu lundi 19 septembre
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L'interview de Monsieur Bernard MARTINEAU
Entretien avec Mr Bernard Martineau Président du Comité d’Organisation du Tour de Vendée et
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Les brèves du Tour
THOMAS VOECKLER, au départ pour la gagne
Lorsque Thomas Voeckler prend le départ d’une course ce n’est jamais pour faire de la figuration. Chaque année, il participe au Tour de Vendée sans jamais avoir inscrit son nom à la première place du palmarès. Et pourtant à chaque fois, il fait tout pour s’imposer à La Roche sur Yon en haut de la rue De Gaulle, aux pieds de la statue de l’Empereur. L’an dernier, porteur du maillot de champion de France il aura été aux avants postes tout au long de l’épreuve. S’insérant dans une échappée de onze hommes qui pris forme au quarantième kilomètre, il fut l’un des derniers fugitifs à rendre l’âme aux alentours du Fuiteau sans pour autant avoir dit son dernier mot. En effet, alors que les offensives se multipliaient à l’approche de l’arrivée, Thomas plaçait à l’amorce du dernier tour du circuit final, une violente attaque dont il a le secret, laissant espérée au public en folie qu’il allait enfin conclure victorieusement. Hélas les sprinters veillaient au grain et ramenaient le fuyard à la raison à l’approche de la flamme rouge pour en découdre entre eux dans un sprint massif dont sortira vainqueur le puissant basque Koldo Fernandez.
Cette année encore il sera au départ de l’épreuve qui sera donné du Poiré sur Vie dimanche 2 octobre pour un parcours qui ramènera les coureurs à La Roche sur Yon après un périple de 205 kilomètres sur les routes vallonnées du département. Ces routes, il les connaît parfaitement tant il les parcourt à l’entraînement, et soyons sûrs qu’il saura exploiter toutes les opportunités que le déroulement de la course pourraient lui accorder tout au long de l’itinéraire lors des montées du Mont des Alouettes, du Puy du Fou, de Saint Michel Mont Mercure… ou encore dans le secteur escarpé du Fuiteau à proximité de Chantonnay.
Impressionnée par son comportement à l’égard de son équipe alors qu’elle risquait de disparaître à la même époque l’an dernier et enthousiasmée par ses performances depuis le début de la saison cycliste, toute la Vendée voue à son champion exemplaire reconnaissance et affection, et va le remercier de la plus belle des façons ce soir aux Essarts lors de la fête organisée par le Conseil Général en l’honneur de l’équipe Europcar et de son leader.
Thomas a donc déjà beaucoup donné, mais très touché par la dimension de sa popularité en Vendée, il a à coeur d’offrir au public passionné par ses exploits une victoire dans la course la plus prestigieuse de son territoire d’adoption.
Evidemment, il ne sera pas le seul à la vouloir cette victoire dans le Tour de Vendée qui fêtera son quarantième anniversaire. Quinze équipes seront au départ de cette compétition classée au sommet de l’UCI EUROPE TOUR et finale de la Coupe de France PMU. La bagarre va y faire rage car les enjeux sont multiples.
Thomas Voeckler laissera s’exprimer son tempérament d’attaquant et cherchera à conforter sa première place de l’Europe Tour, Tony Gallopin (Cofidis) devra surmonter les assauts de ses poursuivants, notamment ceux de Romain Feillu (Vacansoleil), pour préserver sa place de leader du classement individuel de la Coupe de France.
Pour sa part, l’équipe FDJ de Marc Madiot a mis les gros moyens avec Sandy Casar, Pierrick Fedrigo, Arnold Jeannesson, Anthony Roux… pour préserver sa suprématie au classement par équipe.
L’opposition étrangère ne sera pas en reste et pourrait bien à nouveau profiter des circonstances pour conserver le titre qu’elle détient depuis le Tour de Vendée 2002.
Prévoir le scénario de  l’épreuve s’avère bien difficile. Les difficultés proposées par le circuit doivent éliminer progressivement les plus faibles, mais on doit s’attendre à des coups tactiques qui rendront incertain le dénouement de la course jusqu’à l’arrivée.
Le quarantième Tour de Vendée s’annonce très ouvert et celui qui en sortira vainqueur aura bien mérité les honneurs qui lui seront rendus par les dizaines de milliers de spectateurs qui pourront suivre les deux dernières heures de course sur l’écran géant installé dans le couloir d’arrivée, rue De Gaulle à La Roche sur Yon.
Rendez-vous au Poiré sur Vie pour les opérations de départ à partir de 10 heures 30 et à La Roche sur Yon pour l’arrivée aux alentours de 17 heures.
thomas-petitLorsque Thomas Voeckler prend le départ d’une course ce n’est jamais pour faire de la figuration. Chaque année, il participe au Tour de Vendée sans jamais avoir inscrit son nom à la première place du palmarès. Et pourtant à chaque fois, il fait tout pour s’imposer à La Roche sur Yon en haut de la rue De Gaulle, aux pieds de la statue de l’Empereur. L’an dernier, porteur du maillot de champion de France il aura été aux avants postes tout au long de l’épreuve. S’insérant dans une échappée de onze hommes qui pris forme au quarantième kilomètre, il fut l’un des derniers fugitifs à rendre l’âme aux alentours du Fuiteau sans pour autant avoir dit son dernier mot. En effet, alors que les offensives se multipliaient à l’approche de l’arrivée, Thomas plaçait à l’amorce du dernier tour du circuit final, une violente attaque dont il a le secret, laissant espérer au public en folie qu’il allait enfin conclure victorieusement. Hélas les sprinters veillaient au grain et ramenaient le fuyard à la raison à l’approche de la flamme rouge pour en découdre entre eux dans un sprint massif dont sortira vainqueur le puissant basque Koldo Fernandez...
Cette année encore il sera au départ de l’épreuve qui sera donné du Poiré sur Vie dimanche 2 octobre pour un parcours qui ramènera les coureurs à La Roche sur Yon après un périple de 205 kilomètres sur les routes vallonnées du département. Ces routes, il les connaît parfaitement tant il les parcourt à l’entraînement, et soyons sûrs qu’il saura exploiter toutes les opportunités que le déroulement de la course pourraient lui accorder tout au long de l’itinéraire lors des montées du Mont des Alouettes, du Puy du Fou, de Saint Michel Mont Mercure… ou encore dans le secteur escarpé du Fuiteau à proximité de Chantonnay.


Impressionnée par son comportement à l’égard de son équipe alors qu’elle risquait de disparaître à la même époque l’an dernier et enthousiasmée par ses performances depuis le début de la saison cycliste, toute la Vendée voue à son champion exemplaire reconnaissance et affection, et va le remercier de la plus belle des façons ce soir aux Essarts lors de la fête organisée par le Conseil Général en l’honneur de l’équipe Europcar et de son leader.
Thomas a donc déjà beaucoup donné, mais très touché par la dimension de sa popularité en Vendée, il a à coeur d’offrir au public passionné par ses exploits une victoire dans la course la plus prestigieuse de son territoire d’adoption..


Evidemment, il ne sera pas le seul à la vouloir cette victoire dans le Tour de Vendée qui fêtera son quarantième anniversaire. Quinze équipes seront au départ de cette compétition classée au sommet de l’UCI EUROPE TOUR et finale de la Coupe de France PMU. La bagarre va y faire rage car les enjeux sont multiples.
Thomas Voeckler laissera s’exprimer son tempérament d’attaquant et cherchera à conforter sa première place de l’Europe Tour, Tony Gallopin (Cofidis) devra surmonter les assauts de ses poursuivants, notamment ceux de Romain Feillu (Vacansoleil), pour préserver sa place de leader du classement individuel de la Coupe de France.

thomas-petit2
Pour sa part, l’équipe FDJ de Marc Madiot a mis les gros moyens avec Sandy Casar, Pierrick Fedrigo, Arnold Jeannesson, Anthony Roux… pour préserver sa suprématie au classement par équipe.
L’opposition étrangère ne sera pas en reste et pourrait bien à nouveau profiter des circonstances pour conserver le titre qu’elle détient depuis le Tour de Vendée 2002.
Prévoir le scénario de  l’épreuve s’avère bien difficile. Les difficultés proposées par le circuit doivent éliminer progressivement les plus faibles, mais on doit s’attendre à descoupstactiques qui rendront incertain le dénouement de la course jusqu’à l’arrivée.
Le quarantième Tour de Vendée s’annonce très ouvert et celui qui en sortira vainqueur aura bien mérité les honneurs qui lui seront rendus par les dizaines de milliers de spectateurs qui pourront suivre les deux dernières heures de course sur l’écran géant installé dans le couloir d’arrivée, rue De Gaulle à La Roche sur Yon.
Rendez-vous au Poiré sur Vie pour les opérations de départ à partir de 10 heures 30 et à La Roche sur Yon pour l’arrivée aux alentours de 17 heures.
 
L'interview de Monsieur Bernard MARTINEAU
Entretien avec Mr Bernard Martineau Président du Comité d’Organisation du Tour de Vendée et Fernand Delgado,
« le vélo une passion… 40 ans et la même passion »
FD : Depuis quand avez-vous cette passion ?  Racontez-nous votre histoire.
BM : La passion du vélo remonte à mon enfance, lors des vacances d’été chez ma Grand-mère à Chaillé sous les Ormeaux, la plupart de nos occupations tournait autour du tour de France. Avec mes frères et notre père, on jouait avec des billes qui représentaient les équipes et ces billes étaient peintes aux couleurs des nations. A l’époque la grande boucle se courrait par équipe nationale. Nous ne manquions pas une seule intervention des reporters radio sur le déroulement des étapes et nous vivions chaque arrivée en direct. La radio est un média très fort et les commentateurs avec leurs mots choisis, leur verve, la description très détaillée de ce qu’ils voyaient, nous imprégnaient totalement de la course et nous emmenaient en voyage à travers la France.
Avec le magazine hebdomadaire « Le Miroir des Sports » que mon père achetait, on pouvait grâce aux photos « voir » ce que l’on écoutait à la radio, les coureurs, les paysages, les sprints, les ascensions des cols, la caravane, etc., toutes ces images gravaient un peu plus dans notre subconscience l’intérêt et la passion que nous portions aux courses cyclistes.
Par la suite, mon père nous a amenés voir les nocturnes d’après-tour au vélodrome de La Roche sur Yon, et là… on était dans la réalité ! On a vu de près les plus grands champions, Louison Bobet, Ercole Baldini,  Jacques Anquetil… j’avais 9 ans. J’étais impressionné par la dimension sportive de ces coureurs dont on parlait à la radio et que l’on voyait dans les magazines, mais aussi par leur statut de stars qui leur donnait une classe que j’admirais et dont je rêvais.
Nos premiers vélos sont ensuite arrivés,  on a continué à jouer au Tour de France, mais cette fois-ci plus avec des billes! Dans le quartier ou nous habitions, chaque soir d’été avait son « étape » avec les copains.
C’est vers 14 ans que j’ai eu ma première licence au Vélo Club Yonnais et c’est à la deuxième saison que je commence à participer à des courses dans la catégorie cadet 2ème année. Je signe une victoire mémorable au grand prix de St Avaugourd des Landes en terminant en solitaire ce qui n’était pas courant dans cette catégorie! Par la suite j’ai réédité un tel exploit en remportant un beau succès au Bignon (44) en sénior 4 ème catégorie. J’étais un coureur moyen de niveau régional, mais, je m’entraînais pour m’améliorer, d’ailleurs mon Père, qui travaillait dans les postes, contrôlait le kilométrage de mes sorties en m’envoyant poster des courriers à son adresse dans des villes situées à distance voulues.
FD : Le vélo, c’était donc une passion !
BM : Oui, une vraie passion pour les courses et pour l’esthétique de l’effort cycliste, mais aussi je ressentais le vélo comme un moyen d’évasion. Pendant les vacances d’été, il nous est arrivé de faire 3 courses dans la semaine ! On commençait à voyager grâce au vélo, 3 jours en dehors de la maison à faire du sport et découvrir de nouveaux endroits !
J’ai couru « sérieusement » jusqu’à l’âge de 19 ans, car très vite mes projets professionnels ont absorbé toute mon énergie et ne m’ont plus laissé beaucoup de temps pour poursuivre un entraînement suffisant. La pratique du vélo est alors devenue un loisir qui d’ailleurs ne m’a toujours pas quitté.
FD : A quel moment commence à germer l’idée de la création du Tour de Vendée ?
BM : Finalement un peu dans la continuité de nos jeux d’enfants, des petites courses que nous organisions dans le quartier et l’incitation au voyage que nous procurait le vélo. Mon Père trouvant les courses en circuit un peu réductrices, a commencé à organiser des courses de ville à ville, par exemple il a organisé La Roche sur Yon => Longeville. Ces courses en « ligne » faisaient défaut dans le département.
Puis très vite l’idée d’une course par étapes a vu le jour en 1972, j’avais 23 ans. La première édition se déroula en mai sur deux jours ; le samedi, une étape en ligne dans l’est du département avec arrivée à La Roche, le dimanche matin, un contre la montre par équipes entre Challans et Merlin-Plage et le dimanche après midi une dernière étape en ligne, Merlin-Plage- La Roche. Les arrivées se faisaient dans le cadre de la foire exposition installée à l’époque Place Napoléon.
FD : Ce premier Tour de Vendée fut-il un succès ?
BM : Pour un coup d’essai, ce fût un coup de maître. Sur le plan sportif, on a assisté à un bel affrontement entre les groupes sportifs du moment. Chaque enseigne de distribution avait son équipe et la bagarre a tourné à l’avantage de l’équipe « EGE » avec la victoire d’Etienne BOUHIRON au détriment de l’équipe « UNICO » dirigée par un tout jeune Henri VINCENDEAU.  Déjà se mettaient en place les premières structures qui allaient contribuer au développement du cyclisme en Vendée.
Les débuts furent donc prometteurs car déjà le public avait répondu en masse et l’épreuve avait séduit les partenaires. Le budget était de l’ordre de 20 000 Frs et notre premier sponsor, la Sté LISMOB dirigée par Jean Marc Pietrucci et Alain Baes, nous avait octroyé 3 000 Frs, ce qui nous avait réellement encouragés.
Il y avait déjà une caravane publicitaire dans laquelle figurait d’ailleurs Guy CALANDREAU, mon Vice-président actuel, et l’on se retrouvait tous à l’hébergement, coureurs, organisateurs… dans un pensionnat ou une colonie de vacances.
FD : Et votre rôle dans toute cette organisation ?
BM : Pendant les premières années, je m’occupais de la recherche de partenaires et de la caravane publicitaire. J’étais bien aidé par mon ami disparu Michel BERNON avec lequel je formais dans ce job un duo efficace.
FD : Quand avez-vous pensé à un Tour de Vendée professionnel ?
BM : On était porté par le succès et on essayait chaque année de faire mieux. A l’heure du bilan de l’édition 1978, la 7 ème remportée par Christian MARAIS, la question d’ouvrir la course aux professionnels était sur toutes les lèvres d’autant que nous avions trois vendéens dans le peloton : Roland BERLAND, Jean René BERNAUDEAU et Claude VINCENDEAU.
Avant de franchir ce pas et sans doute pour nous initier aux pratiques du milieu professionnel, on a commencé en 1979 par organiser un critérium à l’Ile d’Yeu. On avait loué un bateau « la Garcie Ferrande » sur lequel ont embarqué organisateurs et coureurs parmi lesquels figuraient nos trois pros vendéens et aussi le grand Bernard HINAULT.
L’année suivante, avec les conseils avisés de Cyrille GUIMARD (DS de l’équipe RENAULT Gitane), nous lancions la première édition de l’épreuve professionnelle tout en conservant la course par étapes amateurs. Ce fût un immense succès populaire et j’entends encore les clameurs s’élevant de la rue Joffre lors de l’arrivée victorieuse de Jean René BERNAUDEAU. Quel souvenir inoubliable !
FD : C’était une consécration pour vous ?
BM : Oui, organiser une course avec les stars du peloton nous donnait l’impression d’avoir atteint un sommet ! Pour mon Père et moi, nous avions donné une suite à nos jeux d’enfance, et quelque part, ce dont nous avions rêvé et que nous n’avons pas réalisé comme champions cyclistes, nous le réalisions comme organisateur.
FD : J’imagine que pour maintenir l’épreuve à son niveau, vous avez dû structurer l’organisation ?
BM : Pour arriver à 40 éditions, il est certain qu’il a fallu se structurer au fil des années et de façon précise, avec des postes bien définis et une répartition des tâches à accomplir par chaque membre de l’organisation.
FD : Vous avez su vous entourer des gens volontaires ?
BM : Oui, et on a progressé tous ensemble, les exigences du niveau atteint aujourd’hui demandaient des compétences et une rigueur que nous avons su acquérir.
FD : J’imagine que gérer un groupe n’est pas facile, comment faites vous?
BM : Une association n’est pas une entreprise, l’organisation s’apparente à une entreprise, mais les rapports ne sont pas les mêmes. Mon rôle est de faire en sorte que chacun trouve sa place en fonction de ses aptitudes et de montrer le chemin de ce qui doit être fait.
Ce n’est pas si difficile, car tout le monde est imprégné de l’envie de « bien faire » et de contribuer à l’édifice.
FD : C’est du Bénévolat ?
BM : Bien sûr, mais le mot bénévolat ne me convient pas totalement. J’apprécie son sens d’acte gratuit et volontaire  mais je ne veux pas qu’il signifie «  amateurisme » car au Tour de Vendée toutes les tâches doivent être exécutées de manière professionnelle. D’une part la classification de l’épreuve l’impose et d’autre part la couverture télévisée nous interdit toute défaillance.
FD : Les sponsors dans toute cette évolution, dans ce qu’est devenu le Tour de Vendée ?
BM : Nous avons toujours eu le souci de ne pas décevoir nos partenaires, mais vraiment leur fidélité a été primordiale. Ils nous ont accompagnés mais plus encore ils ont su nous motiver et nous donner les « coups d’accélérateur » pour franchir toutes les étapes dans le développement de l’épreuve
La relation que nous entretenons avec nos partenaires est exceptionnelle et j’espère que nous avons toujours été à la hauteur de la confiance qu’ils nous ont accordée.
FD : Vous faites plaisir à tout le monde, coureurs, équipes, sponsors, public, les bénévoles, vous-même…
BM : Je crois qu’on se fait tous plaisir ! En même temps, on a beaucoup de fierté à avoir porté cette épreuve là où elle est !
FD : Votre mot de la fin ?
BM : C’est une belle aventure qui dure depuis 40 ans
Entretien avec Mr Bernard Martineau Président du Comité d’Organisation du Tour de Vendée et Fernand Delgado,

« le vélo une passion… 40 ans et la même passion »fernando-petit1


Fernando DELGADO : Depuis quand avez-vous cette passion ?  Racontez-nous votre histoire.


Bernard MARTINEAU
: La passion du vélo remonte à mon enfance, lors des vacances d’été chez ma Grand-mère à Chaillé sous les Ormeaux, la plupart de nos occupations tournait autour du tour de France. Avec mes frères et notre père, on jouait avec des billes qui représentaient les équipes et ces billes étaient peintes aux couleurs des nations. A l’époque la grande boucle se courrait par équipe nationale. Nous ne manquions pas une seule intervention des reporters radio sur le déroulement des étapes et nous vivions chaque arrivée en direct. La radio est un média très fort et les commentateurs avec leurs mots choisis, leur verve, la description très détaillée de ce qu’ils voyaient, nous imprégnaient totalement de la course et nous emmenaient en voyage à travers la France.

bernard2-petitAvec le magazine hebdomadaire « Le Miroir des Sports » que mon père achetait, on pouvait grâce aux photos « voir » ce que l’on écoutait à la radio, les coureurs, les paysages, les sprints, les ascensions des cols, la caravane, etc., toutes ces images gravaient un peu plus dans notre subconscient l’intérêt et la passion que nous portions aux courses cyclistes.

Par la suite, mon père nous a amenés voir les nocturnes d’après-tour au vélodrome de La Roche sur Yon, et là… on était dans la réalité ! On a vu de près les plus grands champions, Louison Bobet, Ercole Baldini,  Jacques Anquetil… j’avais 9 ans. J’étais impressionné par la dimension sportive de ces coureurs dont on parlait à la radio et que l’on voyait dans les magazines, mais aussi par leur statut de stars qui leur donnait une classe que j’admirais et dont je rêvais.

Nos premiers vélos sont ensuite arrivés, on a continué à jouer au Tour de France, mais cette fois-ci plus avec des billes! Dans le quartier ou nous habitions, chaque soir d’été avait son « étape » avec les copains.

C’est vers 14 ans que j’ai eu ma première licence au Vélo Club Yonnais et c’est à la deuxième saison que je commence à participer à des courses dans la catégorie cadet 2ème année. Je signe une victoire mémorable au grand prix de St Avaugourd des Landes en terminant en solitaire ce qui n’était pas courant dans cette catégorie! Par la suite j’ai réédité un tel exploit en remportant un beau succès au Bignon (44) en sénior 4 ème catégorie. J’étais un coureur moyen de niveau régional, mais, je m’entraînais pour m’améliorer, d’ailleurs mon Père, qui travaillait dans les postes, contrôlait le kilométrage de mes sorties en m’envoyant poster des courriers à son adresse dans des villes situées à distance voulues.

FD : Le vélo, c’était donc une passion !

BM : Oui, une vraie passion pour les courses et pour l’esthétique de l’effort cycliste, mais aussi je ressentais le vélo comme un moyen d’évasion. Pendant les vacances d’été, il nous est arrivé de faire 3 courses dans la semaine ! On commençait à voyager grâce au vélo, 3 jours en dehors de la maison à faire du sport et découvrir de nouveaux endroits !

J’ai couru « sérieusement » jusqu’à l’âge de 19 ans, car très vite mes projets professionnels ont absorbé toute mon énergie et ne m’ont plus laissé beaucoup de temps pour poursuivre un entraînement suffisant. La pratique du vélo est alors devenue un loisir qui d’ailleurs ne m’a toujours pas quitté.

FD : A quel moment commence à germer l’idée de la création du Tour de Vendée ?

BM : Finalement un peu dans la continuité de nos jeux d’enfants, des petites courses que nous organisions dans le quartier et l’incitation au voyage que nous procurait le vélo. Mon Père trouvant les courses en circuit un peu réductrices, a commencé à organiser des courses de ville à ville, par exemple il a organisé La Roche sur Yon => Longeville. Ces courses en « ligne » faisaient défaut dans le département.

Puis très vite l’idée d’une course par étapes a vu le jour en 1972, j’avais 23 ans. La première édition se déroula en mai sur deux jours ; le samedi, une étape en ligne dans l’est du département avec arrivée à La Roche, le dimanche matin, un contre la montre par équipes entre Challans et Merlin-Plage et le dimanche après midi une dernière étape en ligne, Merlin-Plage- La Roche. Les arrivées se faisaient dans le cadre de la foire exposition installée à l’époque Place Napoléon.

FD : Ce premier Tour de Vendée fut-il un succès ?

BM : Pour un coup d’essai, ce fût un coup de maître. Sur le plan sportif, on a assisté à un bel affrontement entre les groupes sportifs du moment. Chaque enseigne de distribution avait son équipe et la bagarre a tourné à l’avantage de l’équipe « EGE » avec la victoire d’Etienne BOUHIRON au détriment de l’équipe « UNICO » dirigée par un tout jeune Henri VINCENDEAU. Déjà se mettaient en place les premières structures qui allaient contribuer au développement du cyclisme en Vendée.

Les débuts furent donc prometteurs car déjà le public avait répondu en masse et l’épreuve avait séduit les partenaires. Le budget était de l’ordre de 20 000 Frs et notre premier sponsor, la Sté LISMOB dirigée par Jean Marc Pietrucci et Alain Baes, nous avait octroyé 3 000 Frs, ce qui nous avait réellement encouragés.

Il y avait déjà une caravane publicitaire dans laquelle figurait d’ailleurs Guy CALANDREAU, mon Vice-président actuel, et l’on se retrouvait tous à l’hébergement, coureurs, organisateurs… dans un pensionnat ou une colonie de vacances.

FD : Et votre rôle dans toute cette organisation ?

BM : Pendant les premières années, je m’occupais de la recherche de partenaires et de la caravane publicitaire. J’étais bien aidé par mon ami disparu Michel BERNON avec lequel je formais dans ce job un duo efficace.

FD : Quand avez-vous pensé à un Tour de Vendée professionnel ?
bernard-petit
BM : On était porté par le succès et on essayait chaque année de faire mieux. A l’heure du bilan de l’édition 1978, la 7 ème remportée par Christian MARAIS, la question d’ouvrir la course aux professionnels était sur toutes les lèvres d’autant que nous avions trois vendéens dans le peloton : Roland BERLAND, Jean René BERNAUDEAU et Claude VINCENDEAU.

Avant de franchir ce pas et sans doute pour nous initier aux pratiques du milieu professionnel, on a commencé en 1979 par organiser un critérium à l’Ile d’Yeu. On avait loué un bateau « la Garcie Ferrande » sur lequel ont embarqué organisateurs et coureurs parmi lesquels figuraient nos trois pros vendéens et aussi le grand Bernard HINAULT.

L’année suivante, avec les conseils avisés de Cyrille GUIMARD (DS de l’équipe RENAULT Gitane), nous lancions la première édition de l’épreuve professionnelle tout en conservant la course par étapes amateurs. Ce fût un immense succès populaire et j’entends encore les clameurs s’élevant de la rue Joffre lors de l’arrivée victorieuse de Jean René BERNAUDEAU. Quel souvenir inoubliable !

FD : C’était une consécration pour vous ?

BM : Oui, organiser une course avec les stars du peloton nous donnait l’impression d’avoir atteint un sommet ! Pour mon Père et moi, nous avions donné une suite à nos jeux d’enfance, et quelque part, ce dont nous avions rêvé et que nous n’avons pas réalisé comme champions cyclistes, nous le réalisions comme organisateur.

FD : J’imagine que pour maintenir l’épreuve à son niveau, vous avez dû structurer l’organisation ?

BM : Pour arriver à 40 éditions, il est certain qu’il a fallu se structurer au fil des années et de façon précise, avec des postes bien définis et une répartition des tâches à accomplir par chaque membre de l’organisation.

FD : Vous avez su vous entourer des gens volontaires ?

BM : Oui, et on a progressé tous ensemble, les exigences du niveau atteint aujourd’hui demandaient des compétences et une rigueur que nous avons su acquérir.

FD : J’imagine que gérer un groupe n’est pas facile, comment faites vous?

BM : Une association n’est pas une entreprise, l’organisation s’apparente à une entreprise, mais les rapports ne sont pas les mêmes. Mon rôle est de faire en sorte que chacun trouve sa place en fonction de ses aptitudes et de montrer le chemin de ce qui doit être fait.

Ce n’est pas si difficile, car tout le monde est imprégné de l’envie de « bien faire » et de contribuer à l’édifice.

bernard1-petitFD : C’est du Bénévolat ?

BM : Bien sûr, mais le mot bénévolat ne me convient pas totalement. J’apprécie son sens d’acte gratuit et volontaire mais je ne veux pas qu’il signifie «  amateurisme » car au Tour de Vendée toutes les tâches doivent être exécutées de manière professionnelle. D’une part la classification de l’épreuve l’impose et d’autre part la couverture télévisée nous interdit toute défaillance.

FD : Les sponsors dans toute cette évolution, dans ce qu’est devenu le Tour de Vendée ?

BM : Nous avons toujours eu le souci de ne pas décevoir nos partenaires, mais vraiment leur fidélité a été primordiale. Ils nous ont accompagnés mais plus encore ils ont su nous motiver et nous donner les « coups d’accélérateur » pour franchir toutes les étapes dans le développement de l’épreuve
La relation que nous entretenons avec nos partenaires est exceptionnelle et j’espère que nous avons toujours été à la hauteur de la confiance qu’ils nous ont accordée.

FD : Vous faites plaisir à tout le monde, coureurs, équipes, sponsors, public, les bénévoles, vous-même…

BM : Je crois qu’on se fait tous plaisir ! En même temps, on a beaucoup de fierté à avoir porté cette épreuve là où elle est !

FD : Votre mot de la fin ?

BM : C’est une belle aventure qui dure depuis 40 ans
 
Présentation Officielle de l'Epreuve


La présentation officielle de la 40 ème édition du Tour de Véndée
a eu lieu lundi 19 septembre à 19 heures dans l’auditorium de l’école d’Ingénieurs et de Commerce,boulevard d’Angleterre à La Roche sur Yon.
presentation-2011-petit
A l’invitation du Conseil Général de la Vendée, Monsieur Marcel GAUDUCHEAU, Vice-président du Conseil Général et Président de la Commission des Sports a accueilli les six cents personnes intitées. Bernard MARTINEAU, Président du Comité d’Organisation du Tour de Vendée, en compagnie de Daniel MANGEAS a dévoilé le parcours définitif et les équipes qui disputeront le 2 octobre la finale de la Coupe de France.

Deux anciens vainqueurs du Tour de Vendée
ont assisté à cette présentation ; Jean René BERNAUDEAU, lauréat en 1977 et 1980 et Richard TREMBLAY, lauréat en 1982.

Pour sa part, François LEMARCHAND s'était excusé en raison d'un rendez-vous préparatoire au prochain Tour de France, mais il sera bien là le 2 octobre au départ de l'épreuve.


Au cours de la soirée, les invités d'honneur ont eu l'occasion d'évoquer les souvenir de leurs victoires et de donner leurs impressions sur l'édition 2011 ainsi que sur la saison cycliste 2011 marquée par le renouveau du cyclisme Français.

Cette manifestation suivie avec attention s'est terminée dans la convivialité autour d’un cocktail offert par le Conseil Général de la Vendée.
 
La course en direct
France 3 et Eurosport se mobilisent et bouleversent ses programmes pour vous proposer en direct la diffusion
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Départ retardé !!
Attention, le départ est retardé à 12h30 au lieu de 11h55 pour retransmission TV !
 
Victoire de MARCATO Marco en 4h47'33"
Les résultats en ligne du Tour de Vendée 2011 avec une moyenne de 42,775 km/h
Pos Nom Prénom Eq. Nat Ecart
1. MARCATO Marco VCD ITA 4h47'33"
2. BILBAO Pello EUS ESP 00"
3. BOUET Maxime ALM FRA 00"
4. PICHON Laurent BSC FRA 00"
5. LEVARLET Guillaume SAU FRA 00"
6. CHARTEAU Anthony EUC FRA 04"
7. QUEMENEUR Perrig EUC FRA 14"
8. VERBIST Evert VWA BEL 23"
9. ISASI FLORES Inaki EUS ESP 36"
10. HONIG Reiner LAN NED 36"


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